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Campagne cantonale
 
le 07-02-2008 05:36
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Bonjour à vous qui lisez parfois ce blog... Je ne reviendrai probablement pas écrire dessus avant le 16 mars, car je suis investi aux cantonales sur le canton Strasbourg Centre : www.arnaud-weber.fr

Néanmoins, depuis le temps que j'en parlais et puisque cette réflexion faite avec les adhérents du Modem n'aura pas servi à ma tête de liste aux municipales (l-at-elle lu ?), je publie ici intégralement le mémo sur les propositions culturelles que je lui avais remises... (extrait d'un rapport plus important). C'est forcément critiquable et pour certaines pistes, un travail approfondi aurait permis d'aboutir un peu plus un programme, du moins le croyais-je. Bonne lecture...


Modem 67
Groupe de travail Culture
pour le projet municipal de Strasbourg

La culture comme enjeu politique
Réflexions pour une politique culturelle strasbourgeoise à créer

« Si j’avais à le refaire, je ne commencerais pas l’Union européenne en essayant de rapprocher l’économie. Je commencerais par la culture. »
Citation attribuée à Jean Monnet

« Le mythe de la "démocratisation" consistait à croire à l'existence d'un public homogène réceptif à une culture elle-même supposée universelle, et susceptible de s'élargir indéfiniment pour peu que les facilités matérielles de se "cultiver" lui fussent données. C'est cette illusion que l'expérience a démentie: le financement par l'État des "secteurs artistiques" est inversement proportionnel à leur fréquentation et, d'une façon générale, la politique de développement des équipements menée depuis la création du ministère des Affaires culturelles, en 1959, n'a pas réduit les inégalités d'accès aux institutions.

" La culture "cultivée" ne touche qu'une minorité des Français. Un très vaste public, variant selon les cas de 90 % à 70 % de la population, ignore les institutions subventionnées, et le taux de leur fréquentation reflète les inégalités sociales, aggravées par des inégalités géographiques. Il ne s'ensuit pas pour autant que la défense de la culture cultivée et les efforts pour en élargir l'accès (même si ceux-ci ne peuvent pas être à la hauteur des espérances) doivent être abandonnés. La leçon qu'il convient de retenir est d'un autre ordre: nous devons admettre que la culture nationale, en perpétuelle mutation, est le fruit d'apports divers, parmi lesquels la culture cultivée mérite une attention particulière et des interventions spécifiques, mais ne bénéficie a priori d'aucun privilège. Elle est certes le dénominateur commun des catégories sociales les plus favorisées. Elle ne doit pas avoir la prétention d'être seule à laisser des traces dans la mémoire collective. Il faut s'habituer à l'idée que des affluents divers, d'importance inégale mais également dignes d'intérêt, contribuent à former cet ensemble hétérogène que constitue la culture française.

« Il appartient aussi à l'État de créer les conditions nécessaires à l'émergence des cultures autres, aujourd'hui considérées à tort comme mineures. Mettre la culture "au pluriel" et "au quotidien'_ c'est donner à des groupes ou à des catégories sociales qui ne se reconnaissent pas dans la culture cultivée le moyen d'affirmer leur identité culturelle et par là d'apporter leur propre contribution à une culture nationale débarrassée de tout préjugé hiérarchique, respectueuse du droit à la diversité. L'intervention de l'État dans ce champ est nécessaire et délicate.
Nécessaire car, dans le vaste champ encore mal défriché, qui s'étend au-delà de la culture cultivée, la demande apparente est faible. Un certain impérialisme des formes artistiques classiques, l'effet uniformisateur, la culture de masse, la mainmise exercée trop souvent sur les associations par des "notables" issus des classes moyennes et peu ouverts à l'innovation ont étouffé l'expression de ces cultures différentes. Par ailleurs, les groupes sociaux qui en sont porteurs sont bien souvent ignorants du caractère culturel de leurs usages, de leurs goûts, de leurs pratiques. Abandonner à lui-même ce vaste champ, laisser à des associations démunies de moyens le soin de "mettre la culture au pluriel" condamnerait, de fait, ce nouveau développement culturel dont on a vu qu'il était indispensable au développement économique et social).

Rapport du Commissariat au plan sur la démocratisation culturelle, novembre 1982

Rien n'a changé !!!

La culture comme enjeu politique

Puisque l’artiste et l’homme politique doivent faire oeuvre d’esprit et que tous deux doivent être utopistes et visionnaires, méditons avec eux ce que le peintre Füssli disait il y a deux cents ans :

„ Certains recherchent l’art lui-même, d’autres ses prolongements. Certains ne voient que le présent, d’autres portent leur regard vers le futur. Le papillon voltige au dessus de la prairie et l’aigle traverse les mers.”

Peut-être faut-il rappeler que la culture est au coeur de l’action politique, en ce sens qu’une société se définit par un ensemble de règles, mais aussi par le sentiment qu’un individu peut avoir d’y appartenir : c’est le sentiment d’une identité et de valeurs communes avec les autres individus qui fonde le groupe politique ; c’est cela aussi l’art et la culture.

La première moitié du vingtième siècle voit peu à peu la Culture assimilée aux loisirs ou à l’éducation populaire, devenir un véritable enjeu politique, que l’Etat prend en compte. Avec Malraux, elle devient un secteur autonome, bien distinct des autres missions d’intérêt général et ce ministère, comme ceux qui suivront affirmeront toujours, semble-t-il la volonté de faire partager cette Culture à toute la population et donc à chaque individu, quel qu’il soit et sur tout le territoire, à travers notamment les termes d’« égal accès », « plus vaste audience », « véritable contact », etc… « permettre à tous ». La démocratisation est donc bien le corollaire de la reconnaissance de la Culture comme enjeu politique majeur : d’ailleurs, la cohésion sociale d’un pays ne passe-t-elle pas par la Culture ? Ne pourrait-on pas dire, même, que l’enjeu politique de la Culture est sa démocratisation ?

Jusqu’à présent, toutes les politiques de démocratisation culturelle ont échoué, certes, mais peut-être parce que l’effort de l’action politique a toujours été porté soit en faveur de la création, soit en faveur des équipements et non en faveur des habitants et des populations. La cohésion sociale, la démocratie, les valeurs qui fondent la communication et une identité commune entre les individus et les peuples, sont des enjeux majeurs qui s’appuient sur la culture, pas sur les bâtiments.

Un enjeu économique
La culture n'est pas qu'un supplément d'âme, une sorte de plus esthétique ou intellectuel apporté à la vie grise de tous les jours, elle est un instrument du développement social et même économique, un élément du lien social, un vecteur de sens. En effet, nul ne peut contester que la culture produit des "marchandises". La culture est un secteur important de la consommation (livre, disque, cinéma, audiovisuel, métiers d'art, etc.). De plus, l'aide aux artistes et aux activités culturelles fait vivre des professionnels et engendre des profits non négligeables, l'art et la littérature s'exportent, de même que les savoirs-faire des architectes, et l’on peut ajouter le design, la création industrielle, le tourisme culturel, la haute-couture, etc...

Mais la culture participe par ailleurs au développement local, c'est à dire à un développement qui met en relation toutes les dimensions de la vie des gens, économique, sociale, éducative, politique, etc., en contribuant à l'expression sociale et à la qualité de la vie. Un festival, un musée, un théâtre, une compagnie ou un orchestre, sont des atouts maîtres dans une politique de développement économique, au même titre qu'une université, un centre de recherches, un climat favorable, ou un carrefour de moyens de communication divers. Un territoire ne peut être attractif s'il est perçu comme un désert culturel et si les habitants ont une opinion négative de leur lieu de vie. De nombreuses collectivités locales, notamment des syndicats de communes, considèrent que l'action culturelle peut être l'un des axes porteurs de développement car elles s'appuient sur la créativité des gens et valorisent la culture locale. En donnant une signification à la vie sociale, la Culture a des effets positifs sur la qualité de cette vie et les conséquences en sont par retour économiques.

Un enjeu social
Puisque la politique est l’art d’apporter la cohésion sociale, peut-être la qualité d’une politique pourrait-elle s’évaluer à la manière dont on parvient à travers la culture, à faire émerger une identité commune à tous les individus ? La disparité économique entre les membres d’une même population fait que les hommes politiques doivent garantir l’accès égal à la culture, s’il veut garantir la cohérence de la société, la cohésion sociale.
En période de crise économique, de chômage, de fracture sociale, la culture se voit mobilisée pour le développement social, notamment dans les quartiers urbains en difficulté.

L’identité est une notion complexe qui englobe l’origine de la personne, son orientation sexuelle, ses croyances, son parcours professionnel, son éducation, mais aussi ses idéaux, sa manière de voir le monde, etc., et son rapport au groupe social auquel il appartient qui a aussi ses valeurs, ses codes, ses modes de pensée… En quelque sorte, l’identité, c’est la manière dont un individu entretient son rapport au monde. Et la culture est le moteur de la relation d’individu à individu, une passerelle entre toutes les identités, un sentiment d’avoir un avenir commun, et tout simplement une envie d’appartenir au même groupe politique que les autres…

Les experts attribuent quatre effets à l'action culturelle en milieu urbain défavorisé :
- elle conforte en premier lieu l'expression culturelle ou artistique des groupes défavorisés et des minorités en leur rendant leur dignité.
- elle donne des repères aux individus, participant ainsi à l'équilibre de leur personnalité et à leur réinsertion sociale.
- elle permet de "requalifier le quartier" en en transformant l'image souvent péjorative et en le réintégrant dans le tissu urbain.
- enfin, elle est capable d'armer les demandeurs d'emploi, dans leur quête de travail en les dotant de compétences culturelles complémentaires des compétences techniques.


Pistes de réflexion


N’y a-t-il pas un problème de politique culturelle quand on sait d’une part, que les français vont peu dans les équipements culturels, que l’on constate que la communication ne suffit pas à les y faire venir, mais que l’on continue à programmer toujours plus d’équipements, au demeurant extrêmement mal prévus quand aux accès (Zénith) ? Tous les équipements culturels à Strasbourg en sont réduits à se faire une concurrence acharnée pour tirer les publics, cette part infime de la population. Ou dans une autre variante, les structures sont conduites à être toutes partenaires les unes des autres pour que les mêmes publics aillent dans toutes.

Robert Grossmann déclarait dans L’expansion du 1er octobre 2004 que « la Ville consacre le quart de son budget à la Culture, soit 400 euros par habitant. »

Il serait grand temps que ces 400 euros par habitant soient distribués dans le cadre d’une politique culturelle qui repose sur les créateurs et non sur les équipements, sur des créations gratuites dans toute la Ville, mais pas en instrumentalisant les artistes et en les transformant en animateurs sociaux ou en contractuels de la Ville, mais en leur donnant les moyens de créer…

Définir une politique culturelle à l’échelle de la Ville de Strasbourg revient à envisager la culture selon les axes suivants :

1 - Education artistique et culturelle : « créer avec chaque établissement et notamment les écoles, un projet artistique et culturel d’établissement », soutenu par la Ville.

La circulaire du 3 janvier 2005 intitulée : « Orientations sur la politique d’éducation artistique et culturelle des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la culture et de la communication » fixe ainsi les objectifs généraux :

« L’éducation artistique et culturelle concourt à la formation intellectuelle et sensible des enfants et des jeunes. Elle vise à l’acquisition de compétences spécifiques dans les domaines artistiques enseignés ; elle joue un rôle essentiel en matière de valorisation de la diversité des cultures et des formes artistiques. Elle contribue à la formation de la personnalité et est un facteur déterminant de la construction de l’identité culturelle de chacun. L’éducation artistique et culturelle renforce la dimension culturelle dans l’ensemble des disciplines ; elle permet l’acquisition de compétences transversales mobilisables dans d’autres domaines d’apprentissage. Elle conforte la maîtrise des langages, notamment de la langue française, en développant les capacités d’analyse et d’expression. Elle prépare ainsi au choix et au jugement, participe à la formation d’un esprit lucide et éclairé, et concourt à l’apprentissage de la vie civique et sociale. Ainsi comprise l’éducation artistique et culturelle englobe et dépasse le domaine des enseignements artistiques proprement dits qui sont, à l’école, de la responsabilité de l’éducation nationale. Elle s’étend à l’ensemble des domaines des arts et de la culture, entendu comme cet héritage commun, à la fois patrimonial et contemporain, qui participe pleinement de la culture humaniste. Elle concourt enfin au renouvellement des publics des institutions culturelles. »

Le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère de la Culture ont fixé conjointement les modalités de mise en œuvre et les cadres d’intervention des artistes et intervenants extérieurs, aussi bien dans les écoles, que dans les collèges et les lycées, et un certain nombre de dispositifs existent permettant de développer une approche à la fois du patrimoine et de la création.


2 - Culture et cohésion sociale

Se contentera-t-on de réhabiliter les centres sociaux-culturels et d’envoyer des artistes faire les animateurs sociaux ? Se contentera-t-on encore de subventionner les associations qui oeuvrent dans le rap et faire miroiter à ceux-ci des débouchés professionnels artistiques illusoires ?

Il faut mettre en place des chantiers d’insertion professionnelle sous la forme de productions culturelles d’envergure dans les quartiers
Une manifestation culturelle est un grand projet qui fait intervenir des dizaines de compétences différentes, d’organisation, techniques, financières, et pas seulement artistique. Une production culturelle requiert des compétences aussi diverses et variées que dans le secteur de l’entreprise. Du technicien au comptable en passant par le graphiste et les relations publiques. En créant des chantiers d’insertion, en partenariat avec les ministères concernés et les collectivités territoriales impliquées, il est possible de préparer à l’entrée en entreprise, des publics qui manquent de formation ou tout simplement de socialisation. L’interdépendance des corps de métiers dans une production culturelle crée un climat différent propice à cette socialisation. Simplement, il faut bien que l’ambition ne soit pas déplacée en faisant de la production culturelle l’ultime finalité, mais bien le processus de formation. Il faut cependant y affecter d’emblée des moyens professionnels conséquents. La production finale participera en tout état de cause à la politique culturelle aussi.

Il faudrait engager dans chaque quartier une grande manifestation culturelle dotée de moyens, qui soit un programme multiforme intégrant de l’accompagnement social, de la formation des jeunes à des métiers, de l’instruction civique et juridique pour que ceux-ci fassent valoir leurs compétences ensuite dans d’autres secteurs. Et pas seulement leur donner un micro et une subvention. Le développement culturel des quartiers est un échec dans ses objectifs à cet égard.

Budgétairement, cela se traduit, par une ligne budgétaire spécifique pour ces grands programmes qui soit assez bien dotée, répartie entre les associations, les chargés de missions à l’année (sociaux, juridiques, formateurs et intervenants culturels, stages rémunérés de jeunes) et les locations de matériel pour chaque grande manifestation culturelle.

Créer avec les habitants de chaque quartier des politiques culturelles de quartier, en résonance avec la politique culturelle municipale.
Une politique culturelle ne s’évalue plus aujourd’hui en termes d’équipement seulement, mais aussi au pourcentage et à la diversité des publics qui y ont accès. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’équipements culturels dans certains quartiers qu’il ne peut y avoir de politique culturelle et c’est un leurre de croire que les publics vont se déplacer d’un quartier à un autre, du moins pour une grande partie des publics qui n’ont pas accès aujourd’hui à l’offre culturelle municipale.
Il faut recenser, quartier par quartier tous les acteurs culturels potentiels qui y résident, associations, individus, commerçants désireux de s’investir, et parallèlement interroger la population sur son désir de culture, pour mettre en synergie les potentiels, et proposer des réponses aux manques.
Il doit y avoir deux niveaux de politique culturelle, celle à l’échelle de la ville et celle à l’échelle du quartier. Cette phase doit passer par la consultation des habitants pour créer avec eux la politique culturelle du quartier.

Réinventer et mettre en application la médiation culturelle
En plus de la politique culturelle de quartier élaborée avec les habitants, la Ville doit proposer également une offre culturelle nouvelle dans ces quartiers et l’accompagner.
Il faut créer des projets et des contextes dans lesquels l’artiste conçoit un projet pour un quartier, et former des médiateurs qui auront ensuite la charge de réaliser avec les publics le projet culturel.
Un artiste talentueux peut être un médiocre pédagogue et vice-versa. Que la culture soit un vecteur de la cohésion sociale est indéniable, mais il faut arrêter de charger les artistes d’une fonction d’animation sociale qu’ils acceptent souvent faute de trouver d’autres moyens de financement.

Favoriser les actions hors les murs des grandes structures culturelles et des artistes renommés, à l’image des expériences trop rares menées par le TNS, certains compositeurs, musiciens et chanteurs d’opéra.


3 – Une culture financée plus clairement

Dégager un véritable budget de création
A l’heure actuelle, entre les subventions allouées aux associations culturelles aux formes diverses (compagnies de spectacle vivant, associations de cultures étrangères, associations à vocation socio-culturelles), les bourses allouées aux artistes, les frais de fonctionnement engendrés par les structures culturelles (elles-même dotées de lignes dont elles gèrent ensuite la partie salariale, la partie réservée à la programmation, au fonctionnement), quel est le budget réel de la création ?

Définir des critères clairs de subventionnement des acteurs culturels, avec des grilles de financement transparentes et un calendrier d’examen prédéfini
Bien malin celui qui sait lorsqu’il dépose un projet s’il bénéficiera du soutien de la collectivité, dans quel montant et quand il lui sera signifié l’éventuel accord.


4 – Une culture pour les publics et avec les artistes locaux

Naturellement, travailler mieux avec les artistes locaux ne signifie pas renoncer à des programmations nationales et internationales ambitieuses.

Faire un audit sincère des lieux de diffusion et recenser tous les acteurs culturels à l’échelle de la Ville. Evaluer avec chaque lieu quelle est sa politique propre, dans quels champs il agit et à quels publics il s’adresse, évaluer la capacité de production culturelle locale pour mettre en synergie production et diffusion.

Créer un service municipal d’aide au montage de projet culturel
La technicité requise aujourd’hui pour faire advenir un projet culturel empêche parfois l’émergence de ceux-ci ou représente un poste budgétaire extrêmement conséquent. Si bien que les projets qui voient le jour sont parfois plus l’œuvre de bons producteurs que de véritables créatifs. Un service municipal en charge d’aider au montage de projets permettrait de voir advenir une plus grande qualité de propositions, souvent aussi dans une meilleure économie de l’argent public.

Soutenir et dynamiser un réseau de lieux culturels intermédiaires privés dans une logique de contractualisation : Hors des galeries, des musées et des lieux labellisés art contemporain, la politique culturelle strasbourgeoise ne reconnaît actuellement que peu de lieux d’exposition, souvent sous forme associative. Pourtant, de nombreux lieux privés existent à Strasbourg, dont les surfaces oscillent entre 50 et 200 m2, qui produisent des expositions, sans but lucratif ou tout à fait mesuré. Ces lieux intermédiaires pourraient constituer un réseau complémentaire au réseau institutionnel, à peu de frais si la collectivité dressait avec eux des contrats ou des conventions de partenariat, assorties d’un cahier des charges.

Ouvrir la gouvernance de la culture aux publics :
Permettre aux habitants de faire des propositions de programmation dans les lieux culturels, soit de manière spontanée, soit à travers des réunions de programmation mêlant professionnels et population où les habitants sont au moins associés partiellement au choix.

Attribuer des moyens spécifiques aux artistes de renommée nationale ou internationale installés à Strasbourg
A Strasbourg, on ne sait pas valoriser les talents nationaux ou internationaux, si bien que ceux-ci habitent Strasbourg et créent ailleurs.

Provoquer une réunion de concertation de toutes les structures culturelles de Strasbourg pour obtenir une programmation cohérente à l’année et qu’il n’y ait pas certains soirs à Strasbourg, quatorze spectacles de bonne qualité qui soient remplis au quart de la salle…. Accompagner cette mise en cohérence d’une charte et d’une coordination de communication, de transports, et de relations publiques. Il n’est pas question ici d’aller contre la liberté de programmation des lieux, mais tous ont à y gagner. Budgétairement, cela se traduit par un audit sur la politique culturelle, une enquête sur les publics à Strasbourg et un budget spécifique de communication, relations publiques, et opérations spéciales.


5 – Une culture au cœur de l’économie

Encourager le mécénat en associant les entreprises à la politique culturelle
Faire se rencontrer de manière régulière entreprises, élus et acteurs culturels pour mieux envisager les intérêts mutuels et associer les grandes entreprises à la politique culturelle en leur permettant de dresser mieux leurs critères d’intervention (autrement que seulement fiscalement).

Culture et coopération transfrontalière : mise en réseau de structures de diffusion de manière transfrontalière
Cette mise en réseau permettrait aux artistes de mieux faire connaître leur travail, mais également d’accéder à d’autres financements, européens notamment pour les fonds publics, mais privés aussi. Cette mise en réseau suppose que l’action politique crée les rapprochements entre les structures et les financeurs publics en s’engageant à participer à des productions étrangères, à les diffuser aussi dans ses salles. Strasbourg devient ainsi plus européenne, en diffusant ses créations et en accueillant d’autres étrangères.

Par la culture se crée de meilleures relations politiques et économiques.

Tourisme culturel et évenementiel : associer les commerçants et les acteurs culturels.
Le Patrimoine culturel attire un grand nombre de visiteurs et sa mise en valeur se fait essentiellement à travers les éclairages, l’Office du Tourisme, mais dans une logique assez peu innovante, faite d’éclairages et de visites guidées, mais il manque quelques grands événementiels type fête des Lumières à Lyon ou Nuit Blanche à Paris. La synergie entre la journée et le soir reste également à améliorer.

En associant les commerçants, les plasticiens, l’Office de tourisme et les élus pour définir la politique culturelle événementielle de la Ville, les bénéfices peuvent être pour tous et pour la Ville.

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le 02-02-2008 23:28
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Résultats des élections au Conseil National
 
le 21-01-2008 11:20
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Les résultats des élections alsaciennes pour le Conseil National du Modem (ci-dessous), appellent plusieurs commentaires, et notamment en regard des primaires pour l'investiture à Strasbourg. Il manque à la liste Chantal Cutajar pas moins de 66 votes, et encore sont totalisées ici toutes les voix du Bas-Rhin.

Cela signifie au minimum et c'est une lapalissade que 66 des personnes qui avaient voté pour elle à l'investiture ne l'ont pas fait cette fois. Comment l'interpréter ? Plusieurs hypothèses :

1) ces 66 votants étaient des soutiens personnels à Chantal Cutajar et ne s'intéressent pas du tout à la vie du Modem et se sont abstenus
2) lors du vote d'investiture, ils n'ont pas voté par adhésion, mais par défaut, car l'alternative proposée ne leur convenait pas, et ils ont eu cette fois un choix qui leur convenait mieux.
3) certains soutiens de Chantal Cutajar qui souhaitaient le rassemblement sont dépités par les difficultés que celui-ci connait, et se sont donc abstenus
4) certains soutiens de Chantal Cutajar qui ne souhaitaient pas le rassemblement se sont donc abstenus suite à l'accord de Kalinkova en 3 et Petitdemange en 4
5) certains soutiens de Chantal Cutajar qui souhaitaient le rassemblement sont dépités par les difficultés que celui-ci connait, et ont donc voté pour quelqu'un d'autre qu'elle.

Je crois qu'aucune de ces hypothèses ne suffit à elle seule et que c'est un mélange de celles-ci qui permet de mieux analyser le vote. Une chose est sûre en revanche, c'est qu'à l'heure actuelle, seuls 30% des votants se reconnaissent dans la possibilité que Chantal Cutajar incarne le Modem à Strasbourg, et il est donc absolument nécessaire d'en tenir compte. Ce n'est pas étonnant, car il en est de même dans les autres partis, et si l'on considère la liste PS (celle de l'UMP étant encore secrète), c'est un secret de polichinelle que de dire que les membres de cette liste n'ont comme seul point commun véritable que de tous souhaiter la victoire de leur parti. J'aimerais pour ma part et j'en suis convaincu qu'il en soit de même pour le Modem. Tirer les conséquences de cette élection serait en principe que 30% de la liste soit constituée des tenants de la ligne Cutajar, tandis que le reste devrait être équitablement réparti, entre les autres tendances. Or, que sont ces autres tendances ? Etonnamment, ce ne sont pas véritablement que des tendances, et c'est ce qui devrait permettre à la tête de liste de ne pas se sentir oppressée par ce panachage. Hormis ceux qui sont farouchement contre Chantal Cutajar (et ce sont souvent ceux qui ne veulent pas d'un Modem indépendant ou qui s'affrontent à elle pour le leadership avec également une légitimité), ce sont plutôt des individus qui veulent que le Modem soit uni. En tenir compte serait donc de composer une liste de compétences et non une liste de chapelles. Une négociation 55/45 était juste dans la logique des primaires, aujourd'hui, c'est sur cette nouvelle assise qu'il conviendrait de procéder, et non en privilégiant le degré de proximité ou d'éloignement affectif avec la tête de liste. Chacun sait qu'une liste ne gagne que dans sa capacité à représenter toute la population et à échanger avec elle sur des bases programmatiques, plus que dans sa capacité à être agréable à la tête de liste.

Bureau de voteListe Chantal CutajarListe Anne MeunierListe Patrick StribyBlancs et NulsTotal
Bas-Rhin77145413266
28,95%

29,28% hors blancs et nuls
54,51%

55,13% hors blancs et nuls

15,41%

15,59% hors blancs et nuls

Haut-Rhin6948193139
49,64%

50,74% hors blancs et nuls
34,53%

35,29% hors blancs et nuls

13,67%

13,97% hors blancs et nuls

Total Alsace146193606405

36,05%

36,59% hors blancs et nuls

47,65%

48,37% hors blancs et nuls

14,81%

15,04% hors blancs et nuls

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La raison l'a emporté...
 
le 13-01-2008 21:32
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C'est fait, l'accord a été enterriné. Au forceps, dit-on... Qui a gagné ? Le Modem.
Nous aurons donc à Strasbourg, une seule liste composée ainsi : 1) Chantal Cutajar 2) Yann Wehrling 3) Ludmilla Hug-Kalinkova 4) Jean-Claude Petitdemange, suivi probablement d'Yveline Moeglen, puis d'un panachage équilibré entre les différentes sensibilités, l'autre volet de l'accord.

L'enjeu est en effet aujourd'hui de convaincre l'électorat que si cet accord a été trouvé, c'est dans l'intérêt général et donc celui de tous les strasbourgeois. Seule la composition de la liste dans ses différentes sensibilités et compétences, la manière dont va s'organiser la campagne dans le respect et l'écoute de tous, et le programme finalisé intégrant les propositions des groupes de travail du Modem, témoigneront que cet accord partiel n'aura pas été seulement de circonstance. J'étais plein d'espoir pour que cette première partie de accord ait lieu. Je suis aujourd'hui convaincu également que le reste va suivre...

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Un peu d'espoir...
 
le 11-01-2008 19:14
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Personne n'y croyait plus et pourtant le ciel s'éclaircit peut-être...

Chantal Cutajar a eu l'investiture du MoDem en qualité de tête de liste, c'est acquis et personne ne lui a jamais contesté d'avoir gagné l'élection primaire, même si celle-ci avait été comme un couronnement triomphal pour certains et comme une victoire tout à fait relative par d'autres (il est bon en effet de préciser que seules une trentaine de voix séparaient les protagonistes, que l'abstention était supérieure à 50% et que l'une des équipes avait mené une campagne interne en légitimation de plusieurs mois, quand l'autre avait eu à peine quelques jours).

Soit, Chantal Cutajar tête de liste acceptée, dans un contexte où l'accord préalable écrit mentionnait que les votants et les candidats accepteraient l'issue du scrutin ET que les candidats perdants ou gagnants feraient la liste ensemble. Cet accord écrit ayant été corroboré avant et après oralement par un engagement devant François Bayrou que les perdants suivraient immédiatement sur la liste le ou la tête de liste, laquelle serait un panachage équilibré des forces en présence, il s'en serait naturellement suivi une liste formée ainsi : 1) Cutajar 2) Petitdemange 3) Kalinkova et une répartition correspondant à la proportionnelle 55-45 des deux équipes.

Chacun sait aujourd'hui que les négociations ont tourné court et ce n'est pas utile de revenir ici sur les raisons fondamentales, mais la proposition finale était : 1) Cutajar 2) Wehrling 3) Moeglen.... exit Kalinkova et Petitdemange..

Cette question des places en tête de liste imprime naturellement le ton de la campagne et le projet qui est défendu au final, bien plus que les questions d'égo souvent invoquées. En charge des propositions culturelles pour le Modem pour Strasbourg, je suis particulièrement sensible à ce que celles-ci soient le corps du programme culturel défendu et je comprends donc aisément que cela soit de même pour tous les autres aspects du programme, fussent-ils amenés par des opposants à Chantal Cutajar.

Bref, les choses étaient si bloquées jusqu'alors que l'on s'acheminait tout droit vers deux listes Modem, avec les conséquences dramatiques en termes de visibilité et de division de l'électorat, à moins que l'une des deux listes démontre sa capacité à rassembler non seulement les militants Modem inscrits mais au-delà l'électorat, car ce ne sont pas seulement les adhérents Modem qui votent aux municipales et cet électorat n'a que faire de savoir si le programme du Modem a été élaboré par tel ou tel candidat à l'investiture, mais il doit être convaincu par le contenu.

Fort heureusement, il semble qu'un accord de rassemblement soit malgré tout possible sur la base suivante, accord accepté et encouragé par François Bayrou et donc d'une légitimité dépassant les clivages : 1) Cutajar 2) Wehrling 3) Kalinkova 4) Petitdemange.

C'est une concession incontestable de Jean-Claude Petitdemange de figurer en 4e position, et de Ludmilla Kalinkova d'être en 3eme position, tandis que la proposition faite à Yann Wehrling d'être en 2e position n'est pas remise en cause, permettant à Chantal Cutajar de ne pas se dédire, et de conserver tout de même les 2 premières places. Un bon accord, donc, équilibré et raisonnable.

Les autres détails de la discussion en appelant à panacher équitablement dans les dix premières places avec des jeunes responsables des deux équipes, que les décisions électorales ultérieures soient arbitrées par une médiation neutre et objective en lien avec Paris, sont plutôt dans le sens d'un véritable rassemblement....

Cet accord met du baume au coeur à tous ceux qui comme moi ont manifesté leur souhait de rejoindre la liste de Chantal Cuatajar et auxquels elle a répondu favorablement, mais qui souhaitaient aussi que ce rassemblement se fasse avec tout le monde dans un équilibre honnête et juste des forces...

Quelqu'un est contre le rassemblement ? Qu'il le dise, car tout le monde a plaidé le contraire ? Quelqu'un trouve que la proposition n'est pas raisonnable ? Pourquoi ?

Il ne reste plus qu'à espérer que celui-ci se concrétise, et il faudra donc attendre lundi.... peut-être le temps que les conseillers qui ne sont pas les payeurs, comme le dit l'adage, aient compris que l'intérêt général, légitimité supérieure à toutes les autres, est dans ce rassemblement. Souhaitons qu'il se fasse...

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En attendant...
En attendant de trouver ici régulièrement ma chronique culturelle, je vous invite à lire mes articles ici et à visiter mon site culturel personnel... www.arthur-concept.org
 
Ite missa est
 
le 20-12-2007 00:33
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Alleluja, la messe est dite... Chantal Cutajar a gagné.

143 votes sur 560 inscrits, soit 25,5 % des inscrits contre 114 pour Jean-Claude Petitdemange, soit 20,3% des inscrits.

Avec un taux de 45,8% de votants, cela signifie néanmoins que plus de la moitié des adhérents Modem n'ont pas éprouvé le besoin de voter, et compte tenu du nombre des procurations, 30 ou 40 de chaque côté, c'est maigre. Et pour Jean-Claude Petidemande, c'est tout de même un score honorable, sans avoir créé d'association de soutien et sans avoir fait véritablement de campagne interne. C'est peut être cela qui a pêché d'ailleurs.

Mais soit, Chantal Cutajar a gagné. Quoi ? L'avenir le dira... Je parie sur une place sur la liste de Ries, si elle dépasse les 10%, mais pour la Mairie, je doute un peu (tant qu'on en a encore le droit).

Cutajarland fête sa victoire, les autres réfléchissent... Je ne suis ni triste ni heureux, étrangement. Peut-être parce qu'après avoir dirigé les campagnes de candidats qui pour certain ont rejoint l"UMP, j'étais définitivement vacciné sur les questions de personne.... Reste à Chantal Cutajar à présent à rassembler au-delà de Strasbourg je t'aime, et ce ne sera probablement pas une mince affaire... à suivre...

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Strasbourg 2013 ou 2008 ?
 
le 20-12-2007 00:00
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En fait, ni 2013, ni même 2008...

Sur huit villes candidates au titre de capitale européenne de la culture en 2013, il n’en reste que quatre. Le jury, qui s’est réuni à Paris du 17 au 19 décembre 2007, a ainsi retenu Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse.

Pendant que le Modem se regardait le nombril (voir article ci-dessous), on dirait que Strasbourg s'est pris une veste en catimini...

Pas un article sur le blog des Dna à cette heure alors que le jury se réunissait le 18 décembre, 0 commentaire sur le blog de Robert Grossmann le sujet passionne visiblement. En même temps, si ce n'avait pas été considéré comme un pur argument électoral, peut-être y aurait on mis les moyens et peut être déclaré sa candidature avant...

Je me souviens de ce moment mémorable où Robert Grossmann avait évoqué cette candidature dans un salon de l'Aubette où avait lieu une réunion publique sur la culture à Strasbourg.... avant de le faire plus officiellement.

Ce qui m'avait alors amusé, c'est qu'il avait repris l'expression de "Chapelle Sixtine de l'art contemporain" en parlant l'Aubette, ajoutant à la fin, "mais rien à voir avec Raphaël bien sûr"... évidemment, c'est Michel-Ange... ça m'a fait le plus bel effet et définitivement convaincu que Strasbourg gagnerait cette course à la candidature.

Pas seulement parce que les autres villes avaient déclaré leur candidature deux ans avant, pas seulement parce que des responsables de haut-niveau du Ministère de la Culture à Strasbourg m'avaient confié espérer que Strasbourg ne se ferait pas jeter au premier tour (on a déjà vu plus enthousiaste comme jugement) et qu'ils en parlaient avec Robert Grossmann depuis longtemps sans qu'il réagisse, mais aussi parce que je sais que faire de la politique avec la culture, cela n'a jamais été faire une politique culturelle.

Le pré-projet affichant clairement des immenses événements comme un cabaret Babel (ça m'a rappelé un autre événement, réussi celui-là) avec un certain cynisme dans le fait de le nommer ainsi... et même, accrochez-vous, des rencontres avec une ou deux personnalités importantes de Strasbourg dans des cafés... si avec ça, on ne gagnait pas le titre de capitale européenne de la culture, franchement, c'est à n'y rien comprendre...

Pourtant, il y a eu des appels à projets, mais pour ceux qui se souviennent du Jardin des Deux Rives, peut-être certains créateurs ont ils été échaudés. Pour mémoire et je ne cite que cet exemple, les compagnies de danse de la région avaient déposé des dossiers pour des créations d'envergure... une réunion les a rassemblées ensuite très tardivement qui s'est résumé à cela : "nous avons bien reçu tous vos dossiers, mais nous ne les avons pas lu, et nous n'aurons pas le temps de les lire. Par contre, nous vous proposons de faire tous les vendredis une petite forme à 18h avec un ou deux danseurs, payés au cachet...". No comment...

En même temps, personne ne doit être vraiment déçu à la Mairie et plus largement, parce qu'à lire la liste des signataires qui soutenaient la candidature (11 000, c'est peu), pas traces de Catherine Trautmann, Robert Grossmann, Fabienne Keller, Adrien Zeller, Philippe Richert, Jean-Marie Bockel, Charles Buttner, Gilbert Meyer, de Pascal Mangin... rien de moins que tous membres de droits de l'association Strasbourg 2013 et tous responsables politiques engagés (en principe) dans cette candidature.

A bien y regarder, on ne trouverait que peu ou pas du tout de membres du conseil municipal... c'est qu'ils devaient tellement y croire qu'ils n'y ont même pas pensé... coup de com dans l'eau..

Idem, le président de l'association Klaus Wenger n'y est pas. Bon, ça compense un peu, celui du comité de soutien, Etienne Pflimlin y est deux fois :-)

Peut-être pour se faire pardonner d'avoir démissionné de la présidence de l'association. Jean-Dominique Marco, qui avait également refusé à ce moment de piloter le projet n'a pas pris le temps de signer non plus.

Qu'on me rétorque que leur soutien était implicite, soit mais Marc Dondey en charge de coordonner la candidature avait signé, lui, en cohérence... Et moi je n'avais pas signé, pas parce que je ne souhaite pas que Strasbourg rayonne culturellement bien au contraire, mais parce qu'il me semble avant tout que la culture à Strasbourg doit se faire à travers une véritable politique culturelle (et je ferais ici des propositions concrètes), avant de prétendre s'afficher en exemple... il était clair pour moi que ce n'était qu'un argument électoral, pas une volonté sincère.

Pour faire un parallèle, cet été je résidais à la Villa Arson à Nice, et à l'occasion d'un moment de détente au bord de la plage, une réunion politique s'est installée autour de moi à la terrasse du bar de la plage et j'ai vu débarquer Jacques Peyrat, le maire de Nice. C'était un échange avec les présidents des clubs sportifs de la ville qui ont fini par l'interroger sur le sens de la candidature Nice 2013... la réponse fut pour moi éloquente : "vous le savez, si cela ne tenait qu'à moi, je donnerais plus de pognon au sport (il parle comme ça, ndlr), mais vous savez, on a fait des meetings d'athlétisme, ça nous a fait de la pub, mais chaque fois, cela nous a coûté plus de fric que cela nous en a rapporté... là, on va poser un demi-cercle rouge n'importe où, on dira que c'est l'origine ou la fin du monde, et tous les journalistes accourront en s'extasiant, on aura des articles dans Libé, dans le Monde, et en plus, ça nous rapportera un maximum"...

J'ai écrasé une larme d'émotion devant tant de sensibilité culurelle et tant d'arguments en faveur de la candidature que j'en suis resté convaincu que Nice le disputerait à Strasbourg et qu'il faudrait inventer une grande région Est de la culture 2013, allant de Strasbourg à Nice, pour augmenrer nos chances..

Je reviendrais ici très bientôt sur les raisons de cet échec selon moi sur le fond du dossier et sur la communication calamiteuse de cette candidature, mais je salue malgré tout l'équipe de Strasbourg 2013 à laquelle je n'attribue aucune responsabilité. Ils auront fait ce qu'ils pouvaient...

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Quel projet culturel pour Strasbourg ?
 
le 20-12-2007 00:00
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En charge du groupe de projet Modem élaborant les propositions culturelles pour la prochaine mandature municipale, je livrerais ici dans cet article, non pas les propositions elles-mêmes, mais quelques éléments de réflexion...

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La démocratie partiale ou l'hémiplégie de la légitimité
 
le 05-11-2007 20:58
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On a vu souvent reproché à Sarkozy et au tandem à Strasbourg de dire "on est avec moi ou contre moi" ?

Tous les démocrates se sont d'ailleurs chaque fois insurgés, prônant que l'on est pas forcément d'accord sur tout et que cela n'empêche pas de travailler avec les uns ou les autres, de gauche ou de droite sur les bonnes idées, le Modem se voulant hors de ce bipartisme...

Jusque là, hormis la personnalité du tandem, je ne connais aucun Modem qui renierait cela...

Par contre, si vous avez la moindre objection vis à vis de l'investiture de Chantal Cutajar, c''est clair, vous êtes contre elle, et 3 ou 4 activistes vous tireront dessus à coups de commentaires sur les blogs copié-collé de Cutajarland...

Dans une démocratie, on accepte qu'il puisse y avoir plusieurs candidats à une investiture...

Par ailleurs, et je reviens sur cette question. On parle ici ou là, du fameux "programme" de Chantal Cutajar et de sa légitimité à le porter car elle est présidente du groupe UDF-Modem au Conseil Municipal.

D'ailleurs, on dit aussi que ce groupe est légitime car accrédité par l'UDF67 (selon Yveline Moeglen) instance provisoire du Modem...

Le hic, c'est que cette même UDF67 a instauré des groupes de travail pour le projet municipal et qu'ils sont donc eux seuls légitimes à élaborer le programme municipal... à moins que je ne comprenne pas la légitimité invoquée pour le groupe UDF-Modem municipal...

Quoiqu'il en soit, je maintiens que les groupes de travail de Chantal Cutajar ne sont pas les groupes de travail du Modem, mais seulement ceux de Chantal Cutajar et que le projet municipal du Modem avance de son côté de manière démocratique, ouvert à tous, y compris ceux qui ont d'autres envies que celle de Chantal Cutajar comme tête de liste...

Serais-je excommunié pour cela, suis-je moins un vrai Modem ? Il me semble que discuter sereinement de l'investiture d'un côté et que tous les Modems entourant leur candidat à l'investiture, y compris les candidats travaillent tous dans les groupes de travail proposé par la seule instance officielle, serait pour le moins plus légitime et un exercice de la démocratie plus conforme à celui d'un groupuscule dont ne filtre que les revendications d'investiture et les attaques violentes contre tous ceux qui ne pensent pas pareil...

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Vive l'intox
 
le 31-10-2007 00:00
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- 150 adhérents à Strasbourg je t'm (qui sont ils ?), 36 à la réunion à la maison des assoc (dont des journalistes qui font leur boulot), 30 inscrits au forum Et si j'étais maire (dont le fameux inscrit "test", tous sympatisants ces 29 restants ?)....

- 2, 3, 4 articles publiés chaque jour en cascade sur 5 ou 6 blogs, 110 000 visites revendiquées par mois (et pourtant quasiment toujours 0 commentaires sous chaque article > je crois qu'il y a confusion entre visiteurs uniques et nombre de pages vues, et à titre d'exemple, chaque robot qui balaie le web comptabilise ainsi des dizaines de pages à chaque visite... )

- à chaque article sur le blog des Dna, une salve de réaction toujours des 3 ou 4 mêmes de Strasbourg je t'm

Personnellement, je crois que la réelle influence est bien loin de cette intox qui ne convainc probablement que ceux qui orchestrent cette intox...

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Quel candidat Modem ?
 
le 30-10-2007 00:00
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Depuis des semaines, j'assiste aux différents échanges politiques internes et externes à l'UDF Modem... Je me suis longtemps abstenu de venir publiquement m'exprimer sur ces différentes turpitudes et sur les différentes attitudes des candidats, mais je crois que l'heure est venue que je sorte de cette réserve et vienne également apporter ce que je sais et certains éclairages... J'ouvre donc ce site et très bientôt je l'alimenterais de manière très régulière, en laissant la possibilité à ceux qui le souhaitent de commenter librement mes propos...

Et le premier thème que je choisirais est le suivant...

Quelle légitimité pour quel candidat à briguer la tête de liste Modem ? Est-on Modem seulement si on soutient Chantal Cutajar ? Ludmilla Hug Kalinkova incarne-t-elle moins une troisième voie, une alternative au tandem, est-elle moins Modem ? Marc Merger est-il hors course ?

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